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Conseiller en gestion de patrimoine : une profession menacée ?

Après avoir connu une forte croissance dans les années 80 et 90, le nombre de conseillers en gestion de patrimoine semble se stabiliser en France, pour atteindre le nombre de 3 014 conseillers. Leurs parts de marché comprises entre 7 et 9 % représentent fait des sociétés de gestion auxquelles ils se rattachent le 5èmeréseau bancaire de France. Ces professionnels qui conseillent majoritairement une clientèle provinciale comptent en moyenne 364 clients pour un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI), pour un encours chiffré à 90 491 euros. Bien que leurs conseils concernent majoritairement la défiscalisation et l’immobilier, leur cœur de métier demeure la gestion collective.

Considérés comme peu réactifs et guères originaux dans le choix de leur investissement par de récentes études, les CGPI, il est vrai, orientent très fréquemment leurs clients vers les mêmes sociétés de gestion et les mêmes produits. Pour exemple, 60% de l’encours qu’ils génèrent est placé dans seulement 10 sociétés de gestion (Carmignac gestion, Oddo AM, Financière de l’échiquier...).

Une forte inertie voilà donc ce qui caractérise avant tout la profession de conseiller en gestion de patrimoine. Mais comment l’expliquer ? Tout simplement parce que la profession s’est développée main dans la main avec ces boutiques de gestion et leur est restée fidèle. Ainsi, ce que l’on reproche à ces conseillers c’est bien leur manque de réactivité et leur manque de clairvoyance qui peuvent toutefois s’expliquer par la première mission d’un conseiller en gestion de patrimoine : préserver le capital de son client.

Les conseillers en gestion de patrimoine, menacés par Bruxelles ?

Avec la nouvelle réglementation européenne qui interdit les rétrocommissions sur la vente de produits financiers, les conseillers en gestion de patrimoine sont en passe de perdent leur première source de revenus, compensée pour l’heure par les encours de l’ assurance-vie. La conséquence de cette nouvelle réglementation est toutefois encore difficilement mesurable sur la profession, mais certaine.

La clientèle française étant encore réticente à payer des honoraires pour les conseils qu’elle reçoit, la solution pour les conseillers en gestion de patrimoine réside dans leur conversation aux méthodes de consommation des nouvelles générations, plus connectées que leurs aînés. Développer des plateformes Web pour distribuer eux-mêmes les produits financiers, voilà l’avenir des sociétés de gestion de demain.

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